lundi 24 octobre 2016

DÉMANTÈLEMENT DE LA « JUNGLE » Les premiers cars de migrants ont quitté Calais



Les opérations de démantèlement de la «  jungle  » de Calais ont débuté ce lundi matin, vers 6 h. Devant le centre de départ, qui a ouvert ses portes peu après 8 h, la file d’attente des migrants s’étire sur plusieurs centaines de mètres. Sortis du campement, les migrants y sont orientés, pour monter dans des cars en partance vers des centres d’accueil et d’orientation dans toute la France. Le premier départ a eu lieu peu avant 9 h.






La nuit précédent le démantèlement, quelques affrontements entre migrants et forces de l’ordre se sont produits aux abords de la « jungle ».

5 h 45. Une dizaine de fourgons de CRS et quelques camions transportant du matériel ont quitté à 5 h 45 les hôtels du front de mer pour prendre la direction du centre des opérations.

6 h. Des migrants sont arrivés lundi vers 6 h au point de rassemblement fixé par les autorités pour l’évacuation totale de la « jungle » de Calais. Ces femmes et ces hommes se sont présentés avec valises et baluchons devant le hangar servant de quartier général à l’opération, qui doit voir de 6 000 à 8 000 migrants être acheminés par car dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO), répartis sur l’ensemble du territoire français.

6 h 30. Une file d’une soixantaine de personnes s’étire déjà devant le sas encore fermé donnant accès au hangar de départ, sous les lampadaires éclairant la piste cyclable.

7 h 30. La file d’attente grossit dans la rue des Garennes, à proximité de la « jungle », en face du hangar vers lequel les migrants sont orientés. Parmi la foule, principalement des hommes, soudanais et érythréens. «  Cela fait un mois que je vis dans le camp, explique Ahmed, un Soudanais de 18 ans, parmi les premiers dans la file. Je me suis réveillé à 5 h avoir une place dès aujourd’hui. Il faut tenter sa chance pour essayer de partir. » Le dispositif d’orientation des migrants n’est pas encore ouvert, et tout le monde patiente dans le calme

8 h. Alors que la « jungle » semble encore endormie, la situation est plus agitée au niveau du centre d’accueil provisoire (CAP), les conteneurs blancs installés au milieu du campement  : plusieurs centaines de ses occupants y sont rassemblés, prêts à partir. Les sorties s’en font au compte-gouttes  : un bracelet spécifique est distribué aux migrants qui en sortent, et qui devraient être orientés vers une file spécifique du hangar de départ. Pour rappel, le centre d’accueil provisoire doit désormais accueillir les migrants mineurs.

8 h 30. Le hangar de départ a ouvert ses portes peu après 8 h ce lundi. La file des migrants, essentiellement des hommes avec leurs bagages, s’étire sur plusieurs centaines de mètres devant le bâtiment, et les personnes y pénètrent dans le calme. Des bénévoles de l’association France terre d’asile encadrent les opérations. La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, est sur place.

9 h. Un premier car de migrants a quitté Calais à destination d’un centre d’accueil et d’orientation (CAO) en Bourgogne - Franche-Comté peu avant 9 h. Malgré l’empressement, les opérations de départs se déroulent correctement. La file des migrants s’étend sur plusieurs centaines de mètres dans la rue des Garennes et remontent quasiment jusqu’à l’entrée de la «  jungle  ». À leur arrivée au hangar, les migrants sont invités à choisir entre entre deux régions d’accueil (ils avaient à cette heure le choix entre Bourgogne - Franche Comté ou Auverge - Rhône-Alpes), puis sont équipés d’un bracelet de couleurs, sont enregistrés et orientés vers un sas d’attente. Plusieurs dizaines de cars sont garés à proximité du hangar.

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